La bête du Gévaudan
Entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767, une série de crimes atroces endeuille le Gévaudan (l'actuelle Lozère). La première victime officielle est une adolescente de 14 ans, Jeanne Boulet. La «Bête» qui terrorisa le Gévaudan durant ces trois années était-elle un loup surpuissant, comme on l'a voulu croire, ou un tueur en série ?
La « Bête du Gévaudan » dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette « bête » vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récente que sur les raisons qui la poussaient à s'attaquer aux populations du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer.
De 1764 à 1767, deux animaux, identifiés, l'un comme un gros loup, l'autre comme un animal s'apparentant au loup sans en être pour autant (bien qu'appartenant aux canidés), furent abattus. Le gros loup fut abattu par François Antoine, porte-arquebuse du roi de France, en septembre 1765, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes. À partir de cette date, les journaux et la cour se désintéressèrent du Gévaudan, bien que d'autres morts attribuées à la Bête aient été déplorées ultérieurement. Le second animal fut abattu par Jean Chastel, enfant du pays domicilié à La Besseyre-Saint-Mary, le 19 juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune mort ne lui fut attribuée.
|